Les classes du DPE à Troyes
Mis à jour : août 2026
En bref
Sur les 23 256 DPE réalisés à Troyes, les classes C et D se partagent le parc à égalité presque parfaite, 37,7 % et 37,9 %. À l'autre bout de l'échelle, seuls 1,7 % des logements sont classés A ou B, contre 6,5 % en France.
Deux classes, un parc coupé en deux
La répartition troyenne présente une symétrie rare : 8 774 logements classés C et 8 820 classés D, soit 37,7 % et 37,9 % du parc. L'écart entre les deux lettres tient à quarante-six logements.
À elles deux, elles couvrent 75,6 % du parc diagnostiqué. La France, elle, place 36,7 % de ses logements en C et 31,1 % en D : le centre de gravité troyen est donc légèrement plus bas.
Presque aucun logement performant
Le chiffre le plus frappant se lit en haut de l'échelle. Les classes A et B ne rassemblent que 384 logements troyens, soit 1,7 % du parc, contre 6,5 % en France.
Troyes compte donc près de quatre fois moins de logements performants que la moyenne nationale. Un bien classé A ou B y constitue une rareté, et cet argument mérite d'être mis en avant dans une annonce plutôt que noyé dans la description.
La ligne de partage passe entre maison et appartement
Les 2 604 maisons diagnostiquées affichent 18,8 % de logements classés F ou G. Les 19 638 appartements s'arrêtent à 6,1 %. Le taux est donc trois fois plus élevé en maison.
Cette différence renvoie à la composition du bâti : la maison troyenne est souvent ancienne, individuelle et directement exposée, quand l'appartement bénéficie de mitoyennetés qui limitent les déperditions.
Un bâti ancien à 30 %
38,6 % des logements troyens datent de la période 1948-1974 et 30 % d'avant 1948. La cité à pans de bois, l'une des plus vastes de France, appartient à cette dernière catégorie.
Ce bâti de colombage impose des solutions particulières : l'isolation par l'extérieur y est exclue par principe, puisqu'elle masquerait la structure qui fait la valeur du bien.
Le climat champenois pèse dans le calcul
Les besoins de chauffage entrent directement dans le calcul du DPE, et les hivers troyens sont francs. À enveloppe identique, un logement local obtient une note inférieure à celle d'un logement du littoral atlantique.
La contrepartie est encourageante : sur un parc où le chauffage pèse lourd, chaque amélioration de l'isolation produit un effet plus net sur l'étiquette. Les travaux y sont proportionnellement plus rentables.
Trois énergies, trois marges de manœuvre
49,3 % des logements troyens sont chauffés au gaz naturel, 36,4 % à l'électricité et 12,7 % par le réseau de chaleur urbain.
La baisse du coefficient de conversion en énergie primaire entrée en vigueur au 1er janvier 2026 ne bénéficie qu'à la part électrique, soit plus d'un tiers du parc. Pour les logements raccordés au réseau, l'amélioration dépend de la décarbonation de celui-ci, décision collective sur laquelle un propriétaire seul n'a pas prise.
Ce que chaque lettre implique
Les classes F et G sont dites passoires thermiques. Un logement G ne peut plus faire l'objet d'un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025, un logement F ne le pourra plus au 1er janvier 2028, un logement E au 1er janvier 2034.
À Troyes, cela vise 1 781 logements aujourd'hui et 3 497 de plus à l'horizon 2034. Voir la page passoire thermique.
Vérifier et faire évoluer sa classe
Un DPE réalisé avant juillet 2021 n'est plus valable : sa classe ne peut plus être opposée ni figurer dans une annonce. Le DPE doit alors être refait.
Si votre logement est chauffé à l'électricité, l'observatoire DPE-Audit de l'ADEME délivre gratuitement une attestation portant la nouvelle étiquette, sans nouvelle visite. Sur un bien classé F ou G en monopropriété, un audit énergétique est requis à la vente.
Questions fréquentes
Quelle est la classe la plus fréquente à Troyes ?
Les classes C et D sont à égalité presque parfaite : 8 774 logements en C et 8 820 en D, soit 37,7 % et 37,9 %. À elles deux, elles couvrent plus des trois quarts du parc.
Troyes compte-t-elle des logements performants ?
Très peu. Les classes A et B ne rassemblent que 384 logements, soit 1,7 % du parc contre 6,5 % en France, près de quatre fois moins. Un tel bien y constitue une rareté.
Les maisons sont-elles plus mal classées ?
Trois fois plus : 18,8 % des maisons troyennes sont classées F ou G, contre 6,1 % des appartements, qui bénéficient de mitoyennetés limitant les déperditions.
Peut-on isoler une maison à pans de bois ?
Par l'intérieur seulement. L'isolation par l'extérieur est exclue par principe, puisqu'elle masquerait le colombage qui fait la valeur du bien.
Mon logement électrique peut-il changer de classe sans travaux ?
C'est possible pour 36,4 % du parc troyen. La baisse du coefficient de conversion en énergie primaire au 1er janvier 2026 améliore mécaniquement l'étiquette, et l'attestation est gratuite auprès de l'ADEME.
Sources officielles
- Service-Public.fr : Diagnostic de performance énergétique (DPE) · Obligations, validité et contenu du DPE.
- ADEME : Observatoire des DPE et audits · Statistiques publiques des DPE réalisés en France.
- Géorisques (ministère de la Transition écologique) · État des risques par adresse (inondation, argiles, termites, radon).
- Annuaire officiel des diagnostiqueurs certifiés · Vérifier la certification d'un diagnostiqueur.